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relations presse

Artiste, designer, architecte d‘intérieur ou directrice artistique ?
La créatrice Stéphanie Langard floute les frontières et insuffle à ses pièces de la poésie et du sens, réinventant le design du XXIème siècle.

 

Dans son atelier fraîchement installé dans un bâtiment industriel, Stéphanie Langard nous reçoit. Aux murs, quelques étagères métalliques où dorment ustensiles, caisses et morceaux de bois, ensemble à une longue table présentant différents prototypes en terre, à l’épure moderniste, composent une ambiance studieuse et solitaire. Plus loin, près de la baie vitrée, on remarque des carnets de croquis naturalistes et un cahier de notes « philosophiques ». A première vue, la normande fait partie de ces créateurs pour qui la production d’objets ne peut se concevoir sans une grande dose de réflexion et de concepts. Son corpus ? L’œuvre hybride d’une tête bien faite, d’une main virtuose et d’un cœur qui bat au rythme des outils, des lignes fluides, et puise son énergie dans la nature, l’écriture introspective et les rencontres.
 

A l’heure de la transdisciplinarité heureuse, où l’art renoue avec la main, les savoir-faire et renouvelle la création design, le temps de la sacrosainte hiérarchisation des genres est révolu. Les artistes sont à la fois des architectes concevant des espaces habitables, des designers d’objets et des plasticiens férus d’High Tech. Ils lorgnent du côté des arts vivants, tout en évitant leurs instrumentalisation et gadgétisation, souvent excessives, par les marques. Le corpus pluriel, empreint de sens, d’enfance et de poésie de la créatrice Stéphanie Langard en est une belle illustration.
 

Virginie Chuimer-Layen, historienne et critique d’art